NOUVELLES HYPOTHÉCAIRES

Une hausse à peine sentie


FedOn ne cesse de parler, depuis l’infâme « Taper Tantrum » de 2013, de l’imminence d’une hausse des taux de la Federal Reserve des États-Unis et de ses conséquences. Cette crainte a plané au-dessus de nos têtes, tel un gros nuage, mois après mois.

Aujourd’hui, enfin, le nuage d’incertitude s’est dissipé.

Quelques réflexions rapides sur cette hausse de 25 points de base décrétée par la Fed :

  • On nous avait dit de nous attendre à un changement radical. Les rendements obligataires ont pourtant peu varié à la fin de la journée. C’était un cas classique de lassitude des anticipations, et une annonce qui ne pouvait pas être plus banale.
  • Nos amis économistes prédisent déjà la suite : quatre autres hausses de taux aux États-Unis en 2016, disent-ils.
  • Les taux canadiens à long terme – comme le rendement obligataire à cinq ans – emboîteront peut-être le pas aux taux américains, mais pas au même point que d’habitude vu la divergence entre nos deux économies.
  • Les taux canadiens à court terme (par exemple, le taux préférentiel) continueront à dépendre des données sur l’inflation intérieure, des propos de la Banque du Canada, des cours pétroliers, et ainsi de suite. Nos taux pourraient s’écarter de plus en plus des taux américains pour l’avenir prévisible. (On voit déjà l’écart se dessiner entre les billets du Trésor de deux ans des deux pays.)

La décision de la Fed aura eu, au final, peu d’effets de ce côté-ci de la frontière. L’inflation de base se maintient aux alentours des 2 % visés par la Banque du Canada et l’inflation réelle reste bien en deçà (aux dires de la Base). Maintenant que cette crainte d’un « décollage » est passée, nous pouvons nous remettre à conseiller les clients sur ce qui importe le plus au lieu de se faire du souci à propos des taux d’intérêt futurs.




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