NOUVELLES HYPOTHÉCAIRES

Les changements d’obligation de référence


Comme le savent la plupart des lecteurs, les taux hypothécaires fixes suivent au fil du temps les rendements obligataires. Voilà pourquoi, puisque le taux fixe de cinq ans est le plus populaire au Canada, les conseillers hypothécaires étroitement le rendement des obligations du Canada de même durée.

Jeudi dernier, cependant, le rendement à cinq ans a paru marquer une hausse de 11 pdb qui en a inquiété plus d’un.

 

Le site Web de la Banque du Canada a noté la même augmentation de 11 pdb.

Pour un observateur non averti, ce bond aurait pu être annonciateur d’inflation (les perspectives d’inflation sont les principaux facteurs influençant les rendements obligataires).

En fait, la hausse de jeudi était tout simplement le résultat d’un changement d’obligation de référence.

Bien des gens ne comprennent pas comment cela fonctionne, mais comme professionnels de l’hypothèque nous devrions tous le comprendre. Alors, voici une brève explication :

  • La Banque du Canada émet et réémet régulièrement des obligations de cinq ans.
  • L’obligation de cinq ans qui est le plus liquide et activement négociée est généralement appelée « obligation de référence ».
  • Au fil du temps, les obligations de cinq ans deviennent effectivement des obligations de 4,9 ans, 4,8 ans, 4,7 ans et ainsi de suite. Une nouvelle obligation est alors désignée comme référence pour assurer que la durée restante et les coupons (taux d’intérêt) représentent au mieux l’échéance de cinq ans.
  • Dans un contexte normal, les taux d’intérêt à court terme sont plus bas que les taux à long terme. Les négociants accordent donc un rendement de plus en plus bas à une obligation, à mesure qu’elle se rapproche de son échéance. Voilà pourquoi le rendement fait un bond quand une obligation de référence échue dans 4,8 ans est remplacée par une obligation de 5 ans et plus.
  • Voilà exactement ce qui est arrivé cette semaine. Après que la Banque du Canada a mis aux enchères des obligations de cinq ans de 3,3 milliards de dollars, l’obligation de référence échue en mars 2020 a cédé la place à celle de septembre 2020, laquelle offrait un rendement supérieur.
  • Comme la plupart des graphiques sont basés sur l’obligation de référence, le changement de cette semaine a donné l’impression d’une hausse de 11 pdb à la fin de la journée de jeudi. En réalité, cette augmentation a eu peu d’importance économique.

Encartr : Fait intéressant, le rendement sur la nouvelle obligation de référence échue en septembre 2020 a chuté cette semaine après sa mise aux enchères par la BdC. Quant à l’ancienne obligation de référence, échue en mars 2020, celle-ci a touché un nouveau creux record.




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